Milena Burjeva

Je regarde mon corps

comme une richesse future de macchabée.

Mes mains sont pures de perdition

et même glissantes.

Je n’aime que les chats

parce qu’ils voient

une chose propre à eux

qui me fait peur.

Traduit du bulgare par Anélia Veléva

***

Dans le paisible chuchotement humain

dans les sourires des mendiants

dormants sur les bancs …

Je découvre la solitude

et je m’éprends du matin

au visage d’un inconnu.

Je me fie aux châtaigniers en fleurs

bien qu’ils incarnent

la plaisanterie d’un piète optimiste

qui les a peints

sous la forme de pierres précieuses

dans un musée aux murs croulants.

Traduit du bulgare par Païssy Hristov

Extraits de Don d’entendre. Traduit du bulgare par Anélia Veléva et Païssy Hristov. Éditions du Cygne, 2021. Collection Poésie du monde ( Bulgarie )

MILENA BURJEVA

Poétesse bulgare.

Plus d’infos :

http://le-capital-des-mots.over-blog.fr/2017/08/le-capital-des-mots-milena-bourjeva.html

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Auteur : Eric Dubois

Ecrivain, poète, artiste, responsable de la revue de poésie en ligne " Poésie Mag " , président de l'association culturelle " Le Capital des Mots ". Photo: © Frédéric Vignale, 2016.

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