Anne Barbusse

dans ma prison

un oiseau chante

il m’appelle

– je ne peux pas lui dire que je ne peux sortir

je ne peux pas le lui expliquer

que l’existence est longue

que les heures sont longues à l’hôpital

incommensurables dans la cellule d’isolement

de toute la longueur réunie de douleurs enfouies

les cloches sonnent des heures perdues

les cloches sonnent la vie arrêtée

que reprenne notre double appartenance

à la vie en route

huit pas en moyenne pour la longueur de la cellule

le fenestron tellement rayé qu’ opaque et trouble

ongles de colère

et toute ma folie qui monte sans air

par la fenêtre grillagée aux barreaux stupides et bas

(…)

Extrait de « Les quatre murs le seau le lit » Editions Encres Vives.

Collection Encres Blanches. Plus d’infos : https://encresvives.wixsite.com/michelcosem/edition

ANNE BARBUSSE

Publié par Eric Dubois

Ecrivain, poète, artiste, responsable de la revue de poésie en ligne " Poésie Mag " , président de l'association culturelle " Le Capital des Mots ". Photo: © Frédéric Vignale, 2016.

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